Histoire du Bélarus
HISTOIRE DE LA BIELORUSSIE.
Les noms «Bélarus» et «Bélarussiens» deviennent largement utilisés à partir de la deuxième moitié du XIX-ième siècle. Auparavant, le Bélarus s'appelait généralement «Litva» et les Bélarussiens — «Litvins», comme le nom de la tribu balte-slave qui peuplait jadis la partie nord-ouest et partiellement centrale du Bélarus d'aujourd'hui.
Les noms «Bélarus» et «Bélarussiens» deviennent largement utilisés à partir de la deuxième moitié du XIX-ième siècle. Auparavant, le Bélarus s'appelait généralement «Litva» et les Bélarussiens — «Litvins», comme le nom de la tribu balte-slave qui peuplait jadis la partie nord-ouest et partiellement centrale du Bélarus d'aujourd'hui.

Les tribus slaves s'installèrent définitivement sur le territoire du Bélarus au VI-VII siècles après J.C. Il s'agissait principalement de trois tribus, les plus nombreuses: Kryvitchs, Drygavitchs et Radzimitchs. A côté d'elles vivaient les tribus baltes telles que Yatviagues et d'autres.
A la fin du IX siècle les Kryvitchs fondent la Principauté de Polatsk, la première sur le territoire du Bélarus. En 992 Polatsk se convertit au christianisme.
La Principauté de Polatsk fut rattachée à la Russie de Kiev pour n'y rester que pendant 70 ans. Après quoi elle s'en dégaga comme un Etat avec sa propre politique intérieure et extérieure et sa propre dynastie des princes.
C'est justement la Principauté de Polatsk qui devint le berceau de l'Etat bélarussien.
Des forces puissantes et agressives surgissent presqu'en même temps, sur les flancs ouest (l'ordre de Porte-Glaives) et est (les Tartares) de l'Europe de l'Est. La résistance devint alors prioritaire dans la vie politique de tous les peuples de cette région au cours de près de deux siècles. A la fin du XIII - au début du XIV siècles les tribus baltes encore païennes commencèrent à chercher de plus en plus souvent des alliances militaires et politiques avec leurs voisins slaves, créant par cela une base pour la fondation d'un nouvel Etat, la Principauté de Lituanie.
Comme le révèlent les anciennes chroniques, la Lituanie historique se trouvait au sud-ouest de Minsk. Le prince Mindovgue fut le premier à réunir une partie des terres bélarussiennes et certaines terres lituaniennes en un seul Etat dont la capitale était à Novagradak. Le fait que Mindovgue se convertit à la religion orthodoxe est une preuve incontestable qu'il entra dans la ville non par force mais avec le souhait ou le consentement des féodaux de Novagradak.
Sous le règne du prince Vitavt (1392-1430) la Grande Principauté de Lituanie s'agrandit et s'étendait de la mer Baltique jusqu'à la mer Noire.
Plus tard l'école historique tsariste considéra les anciennes terres bélarussiennes comme envahies par les féodaux lituaniens. Pourtant, les chroniques historiques ne contiennent aucun témoignage de pression de force de la part des baltes. Au contraire les familles les plus puissantes des magnats lituaniens subirent l'influence de la culture bélarussienne et furent, dans une grande mesure, assimilées.
Aux XV et XVI siècles le caractère bélarussien de la Grande Principauté de Lituanie s'affirme nettement dans toute la vie culturelle, véhiculé par l’ancienne langue bélarussienne. Elle fut la langue officielle de la Grande Principauté de Lituanie jusqu'à la fin du XVII siècle quand elle était remplacée par le polonais. La Principauté fut considérée comme slave non seulement par sa langue et sa culture mais aussi par la prédominance de la population slave.
Les Statuts de la Grande Principauté de Lituanie utilisés au cours des siècles par les Bélarussiens et les Lituaniens constituent la plus célèbre trace de l'ancienne langue bélarussienne et des idées sociales, politiques et juridiques. La première et la deuxième rédactions manuscrites des Statuts furent préparées en 1529 et 1566 par les magnats bélarussiens Sapega et Valovitch. En 1588 la troisième rédaction des Statuts fut déjà imprimée avec un tirage important. Entre autre les Statuts reconnaissaient la tolérance religieuse, principe fondamental pour cette époque-là. Ce code de lois subsista comme document juridique jusqu'au milieu du XIX siècle.
Parmi les hommes illustres bélarussiens, on distingue le célèbre humaniste de l'époque de la Renaissance, civilisateur et écrivain, fondateur de la première imprimerie dans l'Europe de l'Est — Francysk Skaryna
, dont le 500e anniversaire fut célébré en 1990 sous l'égide de l'UNESCO.
, dont le 500e anniversaire fut célébré en 1990 sous l'égide de l'UNESCO. A noter également l'activité du Bélarussien Siméon Polatski (Siméon de Polatsk).
Invité en 1664 à Moscou pour l'éducation des enfants du tsar (y compris le futur Pierre le Grand), Polatski marie bien son activité d'écrivain et de civilisateur. Le tsar russe Fiodor Alekseevitch influencé par son professeur ouvrit au Kremlin la première imprimerie et la mit à la disposition de Polatski. En 1686, sur le projet de Polatski (après sa mort), la première école supérieure de Russie - Académie slave-grecque-latine ouvre ses portes.
Invité en 1664 à Moscou pour l'éducation des enfants du tsar (y compris le futur Pierre le Grand), Polatski marie bien son activité d'écrivain et de civilisateur. Le tsar russe Fiodor Alekseevitch influencé par son professeur ouvrit au Kremlin la première imprimerie et la mit à la disposition de Polatski. En 1686, sur le projet de Polatski (après sa mort), la première école supérieure de Russie - Académie slave-grecque-latine ouvre ses portes.
Une union, appelée «Union de Lublin» fut conclue en 1569 entre la Grande Principauté de Lituanie et la Pologne. Ce nouvel Etat fédéré obtint le nom de Rzecz Pospolita.
Malgré la pression du côté polonais les magnats bélarussiens ont pu obtenir pour la Principauté l'indépendance et l'égalité en droit avec la Pologne au sein de cet Etat commun.
En 1596, à Brest fut déclarée l'Union religieuse, selon laquelle les orthodoxes de la Grande Principauté de Lituanie se retrouvèrent subordonés au Pape de Rome tout en gardant leurs traditions et le rite orthodoxe pendant l'office. Ainsi naquit l'église uniate.
A la fin du XVIII siècle la Rzecz Pospolita affaiblie par des problèmes intérieurs et extérieurs fut partagée entre la Prusse, l'Autriche et la Russie. Cette dernière reçut les territoires du Bélarus. Pour justifier ces partages et la russification de la population bélarussienne le nom «Lituanie» fut substitué par «Russie Blanche» ou «Biélorussie», nom utilisé jadis quelques fois dans les anciennes chroniques pour désigner certaines terres bélarussiennes. Tandis que le nom «Lituanie» se fixa sur les terres peuplées par les baltes.
En 1863 au cours d'une reforme agricole naquit l'insurrection en Pologne. Bientôt elle gagna le Bélarus où elle devint le mouvement de la libération nationale. Un ex-étudiant Kastous Kalinovski prit la tête de l'insurrection. Il appelait à l'indépendance du Bélarus à l'égard de Varsovie et de Moscou. Kalinovski fut arrêté et pendu en 1864, à l'age de 26 ans.
Pour arrêter l'extension du mouvement libérateur bélarussien, les autorités tsaristes interdirent en 1867 toutes les éditions en langue bélarussienne. Malgré cela, beaucoup de poésies et d'articles de publiciste furent publiés à l'étranger et distribués au Bélarus clandestinement. L'insurgé de 1863, Frantichak Bagouchévitch fut le plus fameux représentant de cette littérature clandestine. Dans ses oeuvres, il révélait le passé glorieux du peuple bélarussien, appelait à la renaissance de sa culture et de l'Etat bélarussien.
Après la chute du régime tsariste et la Révolution d'octobre
de 1917 le 25 mars 1918 le Comité exécutif de la Rada (Conseil) du Congrès Pan-Bélarus proclama l'indépendance de la République Populaire de Bélarus. L'indépendance du Bélarus fut reconnue de jure par l'Ukraine, la Tchécoslovaquie, l'Autriche, la Finlande, la Pologne, la Turquie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, l'Arménie et la Géorgie.
de 1917 le 25 mars 1918 le Comité exécutif de la Rada (Conseil) du Congrès Pan-Bélarus proclama l'indépendance de la République Populaire de Bélarus. L'indépendance du Bélarus fut reconnue de jure par l'Ukraine, la Tchécoslovaquie, l'Autriche, la Finlande, la Pologne, la Turquie, la Lituanie, la Lettonie, l'Estonie, l'Arménie et la Géorgie. Le 1 janvier 1919 à Smolensk fut proclamée la République Socialiste Soviétique de Biélorussie (RSSB).
En 1921 la Pologne et la Russie Soviétique signèrent en absence des représentants du Bélarus le traité de Riga selon lequel la partie occidentale du Bélarus fut rattachée à la Pologne. Elle ne revint au Bélarus qu'en 1939.
Le 30 décembre 1922 les dirigeants de la Biélorussie, de la Russie, de l'Ukraine et de la Transcaucasie fondèrent l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) qui exista jusqu'à 1990.
Le 22 juin 1941 l'Allemagne agressa l'URSS.
1941-1945 sont les années de la Grande Guerre Patriotique. Les nazis prévoyaient d'exterminer 75% du peuple bélarussien et germaniser les autres. Mais leurs plans ne réalisèrent pas: la guerre-éclair échoua. L'histoire de la Seconde guerre mondiale ne connaît pas d'autres pays où le mouvement de la Résistance aurait pris une telle ampleur qu'au Bélarus. Plus de 1500 détachements de maquisards et quelques milliers de groupes de clandestins dans les villes comptaient dans leurs rangs jusqu'aux 470 milles personnes.
La contribution des maquisards du Bélarus dans la défaite des hitlériens aux abords de Moscou en 1941 et dans d'autres batailles est considérable.
Pendant trois ans d'occupation 618 villages bélarussiens furent mis à feu et leurs habitants brûlés vifs. Au moment de la libération 3 millions de personnes sont restés sans abri. Réalisant leurs plans barbares les nazis créèrent sur le territoire du Bélarus presque 2700 camps de concentration, de prisons et de ghettos. Plus de 2 230 milles habitants du Bélarus, soit un sur quatre, ont trouvé leur mort pendant la Seconde guerre mondiale, plus de 400 milles personnes y compris les enfants ont été déportés dans les camps de concentration ou pour les travaux forcés. Ce n'est qu'aux années 70 que le Bélarus atteignit le niveau de la population d'avant guerre.
Le 27 juillet 1990 le parlement du Bélarus adopte la Déclaration de la souveraineté d'Etat.
Le 10 juillet 1994 Alexander Loukachenko est élu premier Président de la République de Bélarus. 

En mars 2006 il est réélu au poste supérieur de l'Etat.
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