BELARUS OU BIELORUSSIE. COMMENT DIRE ?
Bélarus ou Biélorussie.
Comment dire ?
Comment dire ?
Il est à noter qu’il existe la langue bélarussienne différente du russe, bien qu’elle appartienne à la même famille des langues slaves d’Est comme le russe et l’ukrainien.
Le bélarussien commence à se former vers le XIII s. L’ancien bélarussien littéraire s’est déjà formé vers le milieu du XV s. quand ses traits spécifiques sont devenus des normes littéraires dans le langage écrit de l’époque. Le premier livre imprimé en bélarussien apparaît en 1517. Jusqu’à la fin du XVIIs. le bélarussien était une langue officielle de la Grande principauté de Lituanie, Etat commun des Bélarussiens et des Lituaniens. D’ailleur par le terme «Lituanie» on désignait le Bélarus d’aujourd’hui jusqu’à la fin du XVIII début du XIX siècles.
Depuis au moins le XIX s. jusqu’à la proclamation de l’indépendance du Bélarus en 1990 son nom dans plusieures langues étrangères n’était que la translittération du terme russe «Belorussia». D’où vient son équivalent français «Biélorussie» ou anglais «Byelorussia».
Dans les années 90 une décision spéciale a été prise par le parlement national pour introduire le nom du pays tel qu’il est utilisé dans sa langue maternelle depuis le XIX s. - «Belarus» , transcrit en lettres latines - «Belarus».
Les autorités compétentes des Etats-Unis et de la Grande Bretagne ont pris des mesures appropriées et le nom «Byelorussia» en anglais a cédé officiellement la place à «Belarus» et à «Belarusian» comme adjectif.
Ce qui n’est pas le cas en France où les autorités utilisent «Biélorussie» aussi bien que «Bélarus ». Notamment les accords intergouvernemantaux entre le Bélarus et la France signés aux années 90 font la référence à «la République de Bélarus». Certains chercheurs et journalistes français ont accepté la réalité (un nouvel Etat indépendant a le droit de voir modifié son nom) et utilisent le «Bélarus» avec «é» et «s» prononcé pour assurer la consonance proche à l’original.
Quant à l’adjectif «bélarusse» où «bélarussien», le dernier paraît préférable puisqu’il permet d’éviter l’association trompeuse avec le terme «russe».
Publicité